Pierluigi Collina : Si son histoire t’était contée

Pierluigi Collina : Si son histoire t’était contée

Pierluigi Collina : Si son histoire t’était contée

L’Angleterre peut se targuer d’avoir inventé la meilleure discipline sportive au monde : le Football. Mais le meilleur sifflet dont la constance dans la prestation et de la gestion d’un match reste Italien : Pierluigi Collina. Meilleur arbitre de l’histoire du football de ces 25 dernières années en 2011 selon le classement FIFA et Gentside Sport.

Né le 13 Février 1960 à Bologne en Italie Pierluigi Collina est considéré comme le meilleur arbitre de football au monde. Il a pris sa retraite sportive en Aout 2005. Comme tout jeune Collina a joué au football en qualité de défenseur. Mais l’injustice parfois criard des hommes en noir à leur époque la pousser à suivre la formation des arbitres en 1977 avec un seul objectif être le meilleur des arbitres. Un défi qu’il a su relever avec célérité d’abord dans pays (Meilleur arbitre en série A  en 1997, 1998, 2000, 2002, 2003, 2004 et 2005) puis sur le plan international  dont le filme mérite d’être conté

Carrière internationale

En 1995, après avoir arbitré 43 matchs de Serie A, Collina est placé sur la liste des arbitres de la FIFA. Il commence sa carrière internationale en arbitrant un match de Coupe Intertoto  le 15 juillet 19952. Il arbitre ensuite quatre matchs des Jeux Olympiques 1996, dont la finale entre l’Argentine et le Nigeria. Il arbitre également la finale des Ligue des champions 1999, connue pour son renversement de situation dans le temps additionnel, qui se termine par la victoire sur le fil de Manchester United sur le Bayern Munich (2-1).

Collina dit « avoir revu ce match un nombre incalculable de fois » et craignait d’aller en prolongation alors qu’il avait jusque-là bien géré la rencontre mais le but d’Ole Gunnar Solskjær à la 90+3e minute scella le score. « Au vue du déroulement du match, je n’oublierai jamais la joie des joueurs et du ban Anglais. On aurait dû des Lions entrain de rougir devant un silence de cathédral du côté du Bayern. Les joueurs anglais courraient comme des fous sur la pelouse. Pendant que je voyais un joueur du Bayern allongé en pleur, sans espoir avec une déception énorme. Je m’approchais de lui, mais je n’ai pas trouvé d’autres chose à lui dire que lève-tôt et bat toi il reste 30 secondes ».

 En 2002,  Pierluigi Collina atteint l’apogée de sa carrière en arbitrant la finale de la Coupe du monde, entre le Brésil et l’Allemagne. Au terme de la rencontre, il parvient à récupérer le ballon de finale ainsi que les maillots de Ronaldo, (double buteur) et Dietmar Hamann. Par la suite, il arbitre d’autres grands matchs comme le quart-de-finale de Ligue des Champions 2003, entre Manchester United et le Real Madrid (4-3) où il reçoit les félicitations d’Alex Ferguson, (malgré son élimination) qui lui offre le maillot de David Beckham. Il est également l’arbitre de la finale de la Coupe UEFA 2003-2004 entre Valence et Marseille, au cours de laquelle il expulse Fabien Barthez. Sévèrement critiqué par le gardien français durant l’après-match3, Collina a pourtant respecté le règlement à la lettre4.

Retraite et reconversion

L’Euro 2004 est son dernier tournoi majeur puisqu’il atteint au début de 2005 l’âge obligatoire de la retraite fixé à 45 ans pour les arbitres internationaux. Le 28 décembre 2006, il accepte un poste de consultant pour l’association des arbitres italiens.

De 2010 à août 2018, il est le responsable en chef de l’arbitrage à l’UEFA. Son rôle consiste à désigner les arbitres pour l’Euro, la Ligue des champions, la Ligue Europa, l’Euro Espoirs et assurer leur préparation1.

Style et notoriét

Considéré comme l’un des meilleurs arbitres, au monde et le meilleur de sa génération, Perluigi Collina s’est distingué par ses qualités mais aussi par son caractère sur le terrain1. Tout d’abord, son apparence physique captivante (un crâne brillant avec des yeux exorbités) a renforcé son autorité naturelle qu’il affirmait sur le terrain5. Rappelons qu’à l’âge de 24 ans, alors qu’il arbitre au plus haut niveau amateur en Italie, il contracte une forme sévère d’alopécie, lui faisant perdre définitivement tous ses cheveux et ses poils en l’espace de 10 jours1. Cet épisode lui fait gagner le surnom de Kojak. Dans une interview à France Football en 2013, il explique qu’il y a eu un long débat autour de lui car « on considérait que l’image d’un arbitre sans cheveux n’était pas une image adéquate pour le Calcio, à cette époque-là », Collina déclara que « convaincre qu’un arbitre chauve pouvait bien diriger un match fut une belle victoire » En parallèle, il fait ses études à l’université de Bologne, obtenant un diplôme d’économie en 1984.

Forgée dès le plus jeune âge, l’autorité de Collina s’exerçait même sur les plus grands joueurs1. Capable de s’interposer de façon virulente dans un conflit comme entre Tomáš Řepka et Edgar Davids, il savait aussi assurer une communication et une proximité précieuse avec les footballeurs.

Son charisme, sa poigne et sa théâtralité sur les terrains ont marqué le monde de l’arbitrage à tel point que les médias ont souvent réclamé un successeur de sa trempe1. L’absence d’erreur notable dans sa carrière et son expérience ont façonné le respect de ses pairs et du monde du football en général, à son égard. Depuis Collina, presque aucun arbitre n’a pu reproduire et s’attirer cette admiration unanime envers lui. Au fil des années, il est devenu une véritable « star » du sifflet et reste probablement la seule qu’ait eue la profession jusqu’à aujourd’hui. Collina est marié et père de deux filles.

La rédaction

 

 

 

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